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jeudi 07 février

Happy day

Voyant mon père si amoureux de sa nouvelle compagne, je lui ai demandé il y a quelque temps quand il comptait se marier... il m'a répondu en riant que ça serait sûrement après moi.

Et bien non, le verdict est tombé hier soir. Mon père, âgé de 57 ans, vient de se fiancer et se mariera sans nul doute avant que je ne me fasse passer la bague au doigt.

C'est normal, de se sentir à la fois très heureuse et toute bizarre à l'annonce du remariage de son père ?

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dimanche 30 décembre

Avec ses sabots

Petite Taupe, le chat et moi avons passé quelques jours en Lorraine chez les parents de mon chéri. Les fêtes, c'est avant tout la famille pour nous.

Ses parents, complètement gâteux de notre compagnon à poils ; son grand-père, disant à Petite Taupe de bien s'occuper de moi ; sa grand-mère très âgée qui est décidément si adorable...

Et ma propre grand-mère, par téléphone. Jusqu'à présent, je n'avais pas relevé ses remarques. Je conçois et même j'admets qu'en raison de son âge, de son éducation et de sa maladie, elle devienne de plus en plus intolérante et agressive - certes, elle l'a toujours été.

Elle me demande systématiquement le métier de Petite Taupe, celui de ses parents, et pourquoi il est enfant unique (c'est "bizarre", pour elle, de n'avoir qu'un seul bébé). Elle lance des piques que je feins d'ignorer pour rester calme et ne pas me mettre à hurler, je prends ses remarques avec humour, mais en partant de chez elle ivre de rage j'appelle Petite Taupe pour me faire consoler. Son reproche ? Tes cousines épousent des garçons de bonne famille, et toi...

Oui peut-être bien que Petite Taupe n'est pas né sur le même barreau de l'échelle sociale que moi. Echelle en quoi je me le demande, vu qu'il est bien difficile d'y monter. Peut-être bien que chez lui le concept de bijoux de famille n'évoque que des parties génitales, qu'il n'était pas mal vu pour une fille de se faire percer les oreilles, que sa mère n'a pas eu le choix de ne pas travailler. Peut-être bien qu'il n'a pas un nom à particule et qu'il n'y a jamais eu de château dans sa famille ; peut-être bien que je ne suis pas meilleure que lui pour autant.

Alors quand ma grand-mère m'a téléphoné pour me demander avec une curiosité malsaine si ce n'était pas un peu pas glorieux chez les parents de Petite Taupe, j'ai explosé calmement en lui disant que sa façon de parler me déplaisait fortement, que je n'aimais pas une famille ou de l'argent mais un homme, et que je n'acceptais pas qu'elle critique mes choix sur la base de valeurs dans lesquelles je ne me reconnais pas.

Je réalise à quel point le mariage de mes parents a dû être difficile à l'époque - après tout, mon père n'est rien d'autre qu'un simple roturier, mais bon, passe encore, puisqu'il a fait Polytechnique. Les parents de Petite Taupe seraient femme de ménage et éboueur que je ne les en apprécierais pas moins. A mes yeux il n'y a pas de sot métier, ce que ma grand-mère n'a jamais pu concevoir, depuis toujours pourrie-gâtée à se demander sincèrement "mais pourquoi travaillent-ils s'ils n'aiment pas travailler ?"

Je donne mon amour sans compter ni décompter les titres de noblesse, de propriété. Et depuis longtemps je pense avoir compris ce que ma grand-mère, du haut de son mépris, n'envisagera jamais : qui que tu sois et d'où que tu viennes, tu seras toujours le plouc de quelqu'un. Et toi pas la dernière, grand-mère. D'autant que tu perds aujourd'hui et définitivement le peu de respect que j'éprouvais encore à ton endroit.

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lundi 17 décembre

Mon frère, ce zéro

Avec Thomas, le deal était clair : il faisait chaton-sitter ce week-end et pouvait en échange profiter des commodités de l'appart (un frigo bien rempli, Internet haut débit, un bon millier de BD). La seule contrainte : ne pas dormir dans notre lit (oui, l'idée de faire dormir mon frère dans le lit où j'ai fait des galipettes le matin me dérange un brin).

Nous sommes rentrés hier vers 17h avec Petite Taupe. Résultat des courses : mon frère s'est nourri uniquement de Ferrero Rochers, et il a eu un peu froid cette nuit. Un peu froid, avec toutes les couvertures qu'on t'avait préparées ?

J'avais laissé un mot à l'attention de mon frangin qui estime que lire jusqu'à la deuxième phrase, c'est trop. Il a donc dormi roulé en boule sur le canapé-lit non déplié, les draps et couvertures préparés pour lui sagement pliés sur notre lit à nous, avec simplement un plaid en polaire pour le réchauffer.

Des fois, je me dis que la boulet-attitude, ça doit être de famille. Quel abruti.

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mercredi 24 octobre

Secret de famille

- Mais enfin, Chipolata, pourquoi ne veux-tu pas me donner l'adresse de ton blog ?

- C'est évident mon Papa. Je ne pourrais plus y dire du mal de toi.

(J'ai appris au cours de la même conversation qu'à partir de 4 à 8 ans, je refusais le moindre calin et bisou à mon vieux père. Je savais avoir développé tardivement mon oedipe, mais pas à ce point-là)

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mardi 02 octobre

Dans ma famille

Dans ma famille avoir les oreilles percées c'est bon pour les filles de concierge.

Dans ma famille vivre à deux sans être mariés c'est ne pas faire ce qu'il faut faire et faire tout ce qu'il ne faut pas faire.

Dans ma famille quand on ouvre un vieil album photo on trouve des invitations à la Garden Party du Roi et des images de ma grand-mère en robe de bal à la Cour.

Dans ma famille quand on a un événement à fêter les jeunes adultes mangent du foie gras et les parents du homard.

Dans ma famille quand on sert de la volaille c'est du faisan et attention aux plombs n'allez pas vous casser une dent.

Dans ma famille, allez savoir pourquoi, je ne me sens jamais tout à fait moi.

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mardi 04 septembre

Joyeux anniversaire

Tu disais que la rue du 4 septembre portait ce nom en l'honneur de ta date de naissance. Et moi j'y croyais.

Tu savais un nombre incroyable de choses, tu étais un scientifique reconnu, un diplomate accompli, tu avais même été le secrétaire du Roi de Belgique il fut un temps. Je rêvais de la robe qu'avait portée ton épouse à un bal de la Cour.

Tu racontais toujours des histoires et toujours en exagérant. Comme cette fois où tu aurais mis seul en déroute une compagnie entière d'allemands. Et j'adorais te croire, mais pas vraiment.

Tu m'emmenais au restaurant tous les mercredi midi. Au moment du dessert on disait toujours pour de rire au serveur Monsieur Henri que je prendrais une souche au mocolat ou des fois on disait aussi une mouche au socolat.

Tu écrivais tes pensées ou des citations d'auteurs célèbres sur des feuilles de papier que tu distribuais autour de toi. Je les ai gardées religieusement dans un classeur qui porte encore ton nom.

Tu disais qu'être bon en algèbre n'était pas une preuve d'intelligence, que c'était la géométrie qui comptait. J'étais bonne en algèbre et nulle en géométrie. Tu disais que savoir peu de choses dans plein de domaines ça restait très superficiel, que ce qui était bien c'était d'être très spécialisé dans une matière. J'ai fait sciences po et peux parler de beaucoup de choses que je ne connais pas et ne suis spécialiste de rien.

Plus tard tu m'as emmené faire mes premières virées fringues rue de Passy. Tu voulais que je sois belle et élégant. Tu me disais souvent de sourire parce que si je faisais la gueule j'aurais une bouche tombante disgracieuse quand je serai vieille.

Tu m'appelais toujours pour que je vienne regarder Miss France avec toi. Quand tu me donnais la permission de voter et que notre favorite n'était jamais élue, tu disais qu'ils choisissent toujours les moches. Tu m'appelais pour regarder Navarro et tu disais en riant que tu me verrais bien faire ça.

Tu m'as raconté quand j'étais âgée d'une douzaine de famille nos plus noirs secrets de famille. Les amants cachés, les chantages, les menaces et le revolver. Ta mémoire te donnait le beau rôle dans ces histoires, je le savais. Tu as pris parti sans concessions au moment du divorce des parents. Tu m'as raconté ce que je n'aurais pas du savoir, je l'ai caché très longtemps.

Je ne t'en ai jamais voulu. Entre nous, indéfectible, ce lien.

A ma naissance en 82, tu avais dit à ma mère de refuser toute transfusion sanguine pour moi. Tu lisais dans des revues médicales américaines qu'un virus nouveau arrivait des USA, qu'on appellerait bientôt le SIDA.

Tu m'aimais particulièrement parce que le jour où, toute la famille sortie et moi seule à la maison avec une garde d'enfants - j'avais quatre ans -, j'ai décroché le téléphone quand tu m'as appelé à l'aide, j'ai trouvé les clés de ta maison (oh, tu habitais si près, sur le même palier que nous), suis entrée chez toi et ai trouvé le numéro de ton docteur. Le médecin est venu en urgence et après l'opération nous a dit que deux heures plus tard tu serais mort. Alors tu disais que je t'avais sauvé la vie.

Mais la vie, tu l'aimais tant qu'elle t'a donné plusieurs sursis. Comme cette fois où on t'a refusé l'embarquement pour deux minutes de retard dans un avion qui s'est écrasé, aucun survivant.

Comme cette fois où ma mère m'a appelée quand j'étais en Italie Ton grand-père est en train de mourir et je suis revenue vite et tu t'es battu et tu n'es pas mort.

Comme cette fois où ma mère m'a appelée quand j'étais au Portugal Ton grand-père est en train de mourir et je suis revenue vite et tu t'es battu et tu n'es pas mort.

Et quand je suis partie vivre chez mon père, tu n'avais plus alors l'usage de la parole mais tu m'as lancé un regard si noir que j'avais l'impression d'être au Jugement final sous la défiance d'un sévère dieu.

Nous nous sommes réconciliés des mois après, toujours sans parole. J'ai enfin pu te dire combien je t'aimais.

Et quand je t'ai annoncé que j'avais réussi mon concours et que je m'en allais tu étais simplement fier et heureux que j'ai trouvé ma voie.

Et cette fois où ma mère m'a appelée alors que j'étais depuis trois jours à Grenoble Ton grand-père est en train de mourir je suis revenue vite mais tu ne t'étais pas battu et tu étais déjà mort.

Aujourd'hui, 4 septembre, mon grand-père que j'aimais comme mon père, aujourd'hui une fois de plus, je pense à toi.


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mardi 21 août

Elle l'a

Trois jours en tête-à-tête, c'est la limite supérieure de ma patience vis-à-vis de ma grand-mère. Oh, je l'aime de tout mon coeur, détrompez-vous ; simplement, au bout d'un moment, elle me fatigue, m'agace, m'irrite.

Cette année, c'est quatre jours de vacances que je lui ai consacré.

Le dernier soir, elle m'a épuisée à grands coups de discours du type Il n'est pas français mais ils sont très bien intégrés (no comment) ou Les femmes ont des enfants plus tard juste pour faire comme les Etats-Unis (l'explication socio-historique, elle s'en fout). Je suis allée me coucher tôt, énervée, et j'ai accueilli son absence du dimanche matin pour cause de messe comme un soulagement.

Cette grande maison qui n'est plus habitée que quelques mois par an par une vieille femme esseulée résonne encore des cris de mes cousins, du bruit du train miniature fabriqué par mon père et aujourd'hui laissé à l'abandon, du rire de mon grand-père et du flic-floc de ses bottes lorsqu'il rentrait d'une de ses pêches miraculeuses, car ses pêches, dans mon imaginaire d'enfant, l'étaient toujours.

Seule dimanche matin, j'ai erré dans les chambres vides, dans le garage qui ne sert plus depuis longtemps, dans la cuisine où petits nous mangions alignés face au mur couvert de photos et mon assiette préférée était celle avec le petit canard rieur au ruban bleu.

J'ai abouti devant le tableau où elle note les dates d'anniversaire de tous ses petits-enfants. A chacun mon grand-père et elle donnaient un surnom à la naissance, comme le voeu d'une bonne fée sur le berceau d'un enfant qui s'éveille. Nous étions leurs trésors et j'étais Diamant.

Avec l'arrivée des premiers arrières-petits, peut-être aussi du fait de la disparition de mon grand-père, ma grand-mère a abandonné les noms de bijoux pour les vertus : Marine est la Joie, Pauline la Douceur.

J'ai également eu la confirmation d'une vieille rumeur qui existe depuis longtemps parmi mes cousins. Entre les petits-enfants, les conjoints ont aussi droit à leur petit nom. Je me souviens du soir où ils m'avaient raconté cela, on se disait qu'elle appellerait sans doute Big Mac la copine de Ludo puisqu'il l'avait rencontré chez Mac Do et on riait très fort en se donnant de grandes tapes dans le dos pour se montrer qu'on avait beaucoup d'humour.

J'ai aperçu sous le mien ton prénom, mon amour. Elle n'a pas encore noté ta date de naissance, quoiqu'elle me l'a demandée durant mon séjour. Tu as aussi droit à ton mot doux. Elle t'a appelé, si surprenant que cela puisse paraître quand on te connait peu et pourtant elle ne te connait pas bien, elle t'a appelé, mon amour, Vivacité. Elle n'aurait pas pu mieux trouver.

J'ai ri et apostrophé tout haut ma grand-mère absente. Elle m'agace parfois, mais il faut bien l'avouer, ce petit-truc qu'ont les grand-mères exceptionnelles, elle l'a.

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vendredi 29 juin

Joyeux anniversaire Casse-toi la gueule par terre

Hier, anniversaire en famille. Petite Taupe a passé brillamment l'épreuve de la grand-mère à l'apéro (oui, une grand-mère atteinte d'un Parkinson sévère, ça casse un peu l'ambiance guacamole).

Au moment du dessert, le traditionnel cadeau.

**séquence flash-back : les cadeaux pourris de ma mère**

Ma mère a le don pour offrir des cadeaux pourris. Mais vraiment pourris.

Quand j'avais huit ans, l'intégrale de Kipling en édition Bouquin (beau, mais pas glop quand on a huit ans et qu'on aime lire, mais que des J'aime lire écrits gros avec illustrations).

Quand j'annonce que je ne veux plus porter de rouge, deux t-shirts-rouge. Quand je me plains d'avoir trop de foulards, des foulards.

Quand je m'attends au pire, un sac pour le linge sale et un pour les courses (j'en avais un aussi bien acheté 1,50 euros chez Monop'). J'en passe et des meilleurs...

J'ai longtemps soupçonné que ma mère me faisait des cadeaux pourris pour se venger de nos mauvaises relations. Et puis j'ai réalisé qu'avec mes frères, c'était pareil (Nico, né en août, reçoit systématiquement des souvenirs de vacances pour son anniversaire, par exemple). Et le pire, c'est que ma mère est persuadée que ses cadeaux sont hyper-trop-top chouettes : "regarde ce que j'ai trouvé pour ton petit frère, ce magnifique dinosaure en plastique / ce jeu de société sur la loi française*" - et je me garde bien de répondre Maman, ton fils a quinze ans, ou bien C'est toi qui rêves qu'il devienne avocat.

Mais cette année, je dois dire que j'ai été impressionnée. Ma mère m'a offert, au moment du dessert, un cadeau plutôt chouette. Assez joli, bon sans doute acheté en soldes le matin même, mais c'est l'intention qui compte. Et dire que les cadeaux moches ou à côté de la plaque de ma mère sont une blague récurrente dans la famille, c'est décidé, j'arrête de râler.

Un sac de plage.

Quelle bonne idée ! Pas comme si je commençais un boulot lundi prochain et que je n'avais pas de vacances cette année.

* faits réels. Et si.

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lundi 18 juin

Dix-huit ans et le bac

Quand j'ai passé le bac, je n'avais pas des masses le moral (en moins édulcoré, comprendre "j'étais en pleine dépression").

Mes parents se séparaient après six mois d'une cohabitation horrible, le divorce a été prononcé le 26 juin - jour de mon anniversaire.

Dix-huit ans et le bac, je pensais qu'ils marqueraient quand même le coup. Dix-huit ans et le bac. Pas de cadeau.

A défaut d'avoir quelque chose de stable dans la vie, à quoi me raccrocher pendant mon année de terminale, je m'étais rabattue sur les notes - j'ai toujours été une glandeuse, un peu moins cette année-là.

Mes résultats au bac ont dépassé toutes mes espérances. Je me souviens la trouille en ne trouvant pas mon nom sur les grands panneaux, et pour cause, j'étais rangée dans les mentions. Bien, avec des notes allant de 12 (je hais la philo) à 19 (vivent la physique et l'histoire-géo). Je me souviens mes larmes d'émotion, la joie de mes profs de lettres et d'histoire dont j'avais tant aimé les cours.

Je me souviens les sourires éclatants de mes copines, qui savaient à quel point l'année avait été difficile pour moi.

Je me souviens la réaction amorphe de mes parents : ma mère ne m'a pas félicitée, mon père m'a annoncé qu'il serait fier de moi le jour où j'intégrerai l'ENA. Ceci dit, à bien y réfléchir, ils ont eu exactement la même réaction deux ans après quand j'ai été admise à Sciences Po Grenoble.

J'avais décidé que je m'en foutais qu'ils s'en foutent. Je n'ai pas fêté les résultats, pas plus que mon anniversaire, et je me suis efforcée de croire que preuve était faite que définitivement, je n'avais pas besoin de bosser, que démontré par a+b j'étais intelligente et qu'ils aillent se faire voir ceux qui n'ont pas envie de me féliciter.

Quelques mois après, j'intégrais par facilité et paresse la prépa médiocre mais sécurisante de mon ancien lycée. Avec mes résultats au bac, sans rien faire, j'allais tout déchirer c'était certain !

Quelques mois après, j'ai réalisé que je n'étais pas si intelligente que ça et que, quelques bons qu'ils aient été, les résultats du bac étaient vite oubliés.

Quelques années après, je me souviens encore avec amertume de ma vanité au sens propre du terme, et de mon amertume devant la non-réaction de mes parents. Quelques années après, je me souviens comme j'aurais aimé qu'ils se réjouissent pour moi de la seule chose qui me rendait joyeuse dans ma vie.

Quelques années après, à l'approche de mon anniversaire, je repense encore à tout ça, un gros brin d'amertume au coeur.

Bientôt, un joyeux anniversaire.

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dimanche 20 mai

Jamais trois sans quatre

Petite Taupe et moi emménageons ensemble début juillet ;

Mon frère le plus âgé sera papa pour la troisième fois en août ;

J'apprends à l'instant que mon second frère se marie d'ici trois mois.

... Le plus jeune va avoir la pression pour se trouver une copine, maintenant.

Posté par Chipolata à 17:17 - Famille, je vous haime - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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