jeudi 04 octobre
Vieilleries (2)
Toujours en manque de temps et d'inspiration... Et puis, en me demandant au hasard d'un couloir de bus quel est l'élement qui me correspond le mieux, je me suis dit que j'allais ressortir un cadavrequi me tient à coeur du placard...
Je suis l'Air, qui réveille en toi des frissons, légère comme un souffle, douce comme une caresse.
Je suis l'Eau, l'Eau vive et claire, l'Eau d'or sous la lumière du soleil levant.
Je suis le Feu, ondulant, chatoyant, Feu qui vous réchauffe les mains et réjouit le coeur.
Je suis la Terre, vivante, fraîche, palpitante.
Je suis l'Air insaisissable, l'Air fuyant, l'Air lâche.
Je suis l'Eau qui s'infiltre entre tes doigts jusque dans tes poumons, je suis l'Eau qui te noie.
Je suis le Feu qui te consume, Feu ravageur, destructeur.
Je suis la Terre où tu t'enlises, la Terre dévastée, Terre calcinée.
Terre brûlée.
mercredi 22 août
Archives (1)
Jépaltan. Et puis j'avais envie depuis longtemps de ressortir des oubliettes quelques textes, légèrement retravaillés, pour ceux qui n'étaient pas là il y a un an (il y a un an, seuls Petite Taupe et moi lisions ce blog ^^). Bonne lecture !
Petite
musique de nuit
Quand je rentre tard le soir sous la lumière des néons fatigués
dont l'un près de rendre l'âme grésille et clignote faisant vaciller la lumière
du couloir
Et dans ce grand corridor vide traversé par des souffles d'air
chaud et d'esprits solitaires est assis un joueur de violon aux lunettes noires
Il joue faux sans doute mais sa musique vous fend le coeur comme
un souvenir d'enfance. Il sourit aux démons en maniant son archet.
Son long pardessus est tâché et miteux mais aux pieds il porte
des chaussures flambant neuves
Leur pointe brille comme deux feux follets urbains et trouble
la pénombre
J'ai ralenti à son approche pour mieux savourer ma vie en
musique car c'est ma vie qu'il joue bien que ou plutôt peut-être parce qu'il
joue faux Au couloir suivant je ne l'entendrai plus Aura-t-il simplement
disparu ?
Un bruit de pas derrière ce sont les miens qui résonnent
Retour tardif, toujours pleine de Vide.

