mardi 18 septembre
Futile (mais pas que)*
C'est beau, c'est propre, c'est frais et ça nous vient de chez Isia. Attention, article à haute valeur ajoutée en greluche attitude.
A quel âge le maquillage ?
Ado, je fantasmais à mort sur des magazines intellectuels comme 20 ans qui présentaient plein de produits de beauté absolument pas dans mes moyens. Ma mère n'ayant jamais touché un mascara de sa vie, en bonne rebelle que je suis et ce dès ma première crise d'acnée juvénile, je me suis précipitée chez Séphora acheter, ô folle jeunesse, un gloss transparent.
Et depuis c’est tous les jours ?
Week-end et vacances, rien (un vrai rien, déjà si je me lave le visage avec un savon spécial c'est la fête).
Pour le boulot au quotidien, au minimum un coup de mascara.
Les jours de RV pro ou de soirées potes, j'agrémente le tout d'un peu de crayon, blush, anti-cerne et cache-bouton caches-misère si misères il y a à cacher.
Pour les très grandes occasions comme un mariage, je dégaîne la valise de maquillage et ça peut vraiment aller TRES loin si je suis d'humeur (anti-cernes, cache-bouton, fond de teint liquide, fond de teint en poudre, blush 1, blush 2, crayon 1, crayon 2, 3 fards à paupières différents, un zeste de paillettes sur le coin des yeux si c'est soirée disco, mascara, crayon à lèvre, rouge ou gloss, le tout dans cet ordre, s'il vous plait) (et si vous vous dites que ces jours là je me tartine aussi à fond le corps de crème et que je me fais les ongles, vous comprendrez pourquoi ce grand ravalement n'a lieu qu'en de rates occasions).
J'ose croire que même ces jours-là, le tout reste relativement discret, puisque depuis ma période bleu klein sur les paupières j'aime la subtilité en la matière (cf quelques questions plus bas de beauty faux-pas).
J’ai toujours dans mon sac...
Un labello et trois rouges à lèvres différents mais que je n'utilise jamais.
Budget beauté par mois ?
Très hétérogène. Rien depuis mon anniversaire, 60 euros environ en juin, et avant rien depuis... pfiou (comme quoi je ne suis pas si dépensière que ça).
Un produit fétiche ?
Le mascara, sans hésiter. J'ai des cils très longs sur lesquels s'extasient toutes les maquilleuses mais aussi très blonds, du coup quand ils sont nus je trouve que mon visage manque de caractère.
Sinon, le basic trois temps de Clinique quand je suis en fonds... c'est-à-dire comme pas depuis plus d'un an.
Au saut du lit ?
Grognement, report de réveil fois quatre, douche les yeux fermés, petits déj devant les blogs et un coup de mascara vite faite parce que je suis en retard.
Avant de me coucher ?
Démaquillant, et en se moment tonique parce que j'en ai un qui encombre mes fonds de tiroir. Mais des fois, rien du tout, j'ai honte (ou pas).
Super astuce beauté ?
Quand on boit trop de thé, le dentifice rembrandt, ça marche vraiment.
Un beauty faux-pas ?
Du bleu sur les paupières à l'adolescence. Mais pas qu'un peu.
Un truc qu’il faut faire et que je ne fais pas
Me démaquiller vraiment tous les soirs. Me tartiner de crème de jour le matin.
Question subsidiaire: une anecdote (rigolote) à raconter ?
J'ai adoré la fois où ma bande de copains garçons se sont mis d'accord pour dire qu'ils aimaient les filles naturelles comme moi, pas tartinées sous une couche de maquillage...
... Précisément un jour où j'étais maquillée "grandes occasions" et que j'avais bien passé une heure à m'étaller dix produits sur le visage. Décidément, j'adore les mâles.
Je transmets ce tag sur sept générations à....
Madame Patate si elle ne l'a pas encore mangé, et la Rouquine par oral** pour la prochaine fois qu'on se voit, juste pour l'embêter parce que je suis jalouse de sa peau.
* Attention, vous verrez réappaître prochainement cette phrase. Oh-oh-oh comme je vous ai teasé, là.
** Bah ouais désolée les nénettes, mais les secrets de beauté si on les diffuse trop c'est pu des secrets.
lundi 06 août
Abortion
Je suis, de façon inconditionnelle, favorable à l'avortement. Droit trop longtemps démenti, chèrement acquis, droit fondamental des femmes à disposer de leur propre corps.
Inévitablement, je tressaille quand j'entends des discours rigoristes qui nous invitent à "prendre nos responsabilités". Attention, la prise de responsabilité n'est pas garantie en cas d'accident de pilule ou de rupture de préservatif.
Allez, soyons magnanimes, on pardonne tout aux femmes violées. Sauf milieux extrémisto-extrêmistes, on conçoit même les interruptions médicales de grossesse, bébé cassé.
Enfin quand même quelles égoïstes quand même elles pourraient penser à celles qui n'en ont pas. Celles pour qui tout va bien n'ont aucune excuse.
Tu as seize ans et pas de boulot ? Assume salope, t'avais qu'à pas coucher si jeune. Assume même si on sait que c'est ta mère qui prendra soin de ton gamin.
Ton mec vient de te quitter ? Ca t'apprendra à avoir des relations sexuelles hors mariage, dévergondée ! Et quand ton enfant sera né, je vomirai sur l'Allocation Parent Isolé.
Tu ne te sens pas prête, tu n'as pas envie ? Prends tes responsabilités bordel. Et tant pis si ton gamin n'est pas aimé ou élevé.
Bien sûr, il y a celles qui confondent contraception et IVG. Pour elles, je n'ai aucune pitié.
Mais pour toutes les autres, immense et douloureuse majorité confrontée à ce choix de Sophie, la décision quelle qu'elle soit n'est pas une partie de plaisir.
Accepter l'enfant qui vient. Avec le lot d'incertitudes qui va avec : ai-je un toit et un père à offrir à mon bébé ? Suis-je prête, vais-je bien l'aimer ?
Décliner. Entamer des démarches douloureuses qui remettent sans cesse en cause votre choix - il ne faudrait pas regretter, mais existe-t-il plus grand remord ?
Arriver seule et glacée un petit matin à l'hôpital.
Faire la queue comme chez le dentiste au milieu d'autres femmes sauf que ce sont les fruits de leurs entrailles qu'on va leur arracher.
Pleurer, pleurer, pleurer, ne jamais oublier.
Un jour, peut-être, mener une autre grossesse à terme. Se dire qu'alors on avait vraiment fait le bon choix...
Il n'existe pas de bon choix.
Ce matin plus que jamais, j'ai accueilli mes règles avec un immense soulagement.
lundi 09 juillet
Freak
Ce matin il m'est arrivé quelque chose d'aussi inattendu qu'effrayant et horrible.
Vous voyez, dans la vie, je suis une blonde, une vraie de vraie (--> et oui, juste à droite c'est ma couleur naturelle) (naturelle signifiant qu'aucun coiffeur ni produit n'a touché à la couleur ou nature de mes cheveux depuis près de deux ans).
Bref, ce matin, j'étais dans la salle de bain pour réaliser le tryptique brosse-toi les dents / donne-toi un coup de peigne / lave-toi le museau. Quand soudain, c'est le drame.
Juste sous mon nez, sur ma lèvre supérieure, j'identifie l'ennemi n°1, j'ai nommé le point noir. Je m'approche de la glace pour mieux l'observer, fermement décidée à faire décamper ce squatteur indésirable.
Horreur. Ce n'est pas un point noir. C'est une espèce de poil (et dieu sait ce que ça me coûte de l'écrire), et brun de surcroît.
Petite Taupe alarmé par mes hurlements débarque dans la salle de bains. L'air désemparé, je lui raconte la catastrophe. Heureusement l'homme est pragmatique et plein de bon sens.
"Un poil à 25 ans... ça te fera une belle moustache à 40", dit-il, moqueur.
Rira bien qui rira le dernier. Inconscient qu'il est, il n'a pas du réaliser que c'est lui qui emménage avec la femme à barbe ces jours-ci.
vendredi 08 juin
Les poils se cachent pour mourir
Ce vendredi, j'ai mon dernier oral de l'année et même probablement de ma vie (ma soutenance de rapport de stage mise à part, c'est-à-dire trois fois rien). Et cet oral se déroule en présence de mon futur patron qui a la bonne idée d'enseigner dans mon master (en même temps, s'il n'avait pas eu cette idée, il ne serait certainement pas mon futur boss).
J'ai donc décidé d'être raisonnable et de me coucher tôt la veille - d'autant que la semaine a été chargée et que mon dos ne s'est pas encore tout à fait remis de mon lumbago de la semaine dernière. Et puis faudrait penser à commencer les révisions, hein (pour demain 14h, j'ai encore tout mon temps).
A 21h, je suis donc en nuisette devant l'ordi, et tout à coup, j'ai une révélation : je dois tester les crèmes refilées par 7h48 lors de notre soirée Filles de mercredi. Il faut savoir que ma dernière tentative de ce genre remonte à l'adolescence (la crème, pas l'épilation). Ca a été une révélation. Un tube pour aisselles-maillot, un pshit pour les gambettes, laissez reposer quelques minutes, rincer le tout à grande eau et WAOUH ! Incroyable, c'est tout doux. Bon ça laisse la peau un peu sèche après coup mais comme pour une soirée fortement alcoolisée, mon instinct me souffle d'éviter les mélanges de crèmes, j'attendrai demain pour me retartiner.
Alors maintenant on va chronométrer en combien de temps les poils repoussent, mais si le délai semble raisonnable, je prends ma carte de fidélité chez Beete, c'est certain. Et j'ai comme dans l'idée que ça va plaire à Petite Taupe.
Gajal, tu viens de te faire un nouvel ami*.
* pour ceux qui suivent pas, il faut lire le blog de 7h48, les cocos !
lundi 28 mai
La Femme est un hyène pour la Femme
Rien ne m'agace davantage que les femmes misogynes, et paradoxalement les femmes misogynes m'adorent.
La Femme est une hyène pour la Femme, dit-on. Toujours à guetter le premier signe d'affaiblissement de ses congénères, toujours plongée dans un esprit de compétition détestable qui consiste à être la plus jeune, la plus belle, la plus brillante, littéralement la plus remarquable.
C'est paraît-il la raison pour laquelle certaines femmes sont terriblement misogynes.
"Je préfère la compagnie des hommes", "Les mecs au moins c'est direct, avec eux, pas de coup bas", "Les hommes ont cette espèce de franchise que j'apprécie franchement", "Entre les nanas c'est toujours la compétition", "Ces vipères, ces harpies, ces langues de pute, non merci" : il est formidable de constater comme, selon certain(e)s, l'hystérie bête et méchante reste la chasse gardée du beau sexe.
Mais attention ! aujourd'hui pour vous, et aujourd'hui seulement, une révélation. L'activité intense de baver sur ses congénères n'est pas l'apanage des femmes. Les hommes, qu'on dit plus francs, sont terribles entre eux. Avez-vous déjà eu le privilège de participer à une soirée masculine en tant que "bon pote", autrement dit lorsque personne ne prend garde au fait que vous ayez une poitrine ? Moi oui, et plus d'une fois. Les mecs entre eux adorent parler de garages à bite et autres joyeusetés. Moins fourbes, dit-on souvent, plus francs. Peut-être, mais certainement pas moins tendres.
Pourquoi pas, me direz-vous. Mais n'empêche que ça n'enlève rien au fait que les femmes sont d'indicibles greluches qui collectionnent les produits de beauté et parlent sans cesse fringues et maquillage. Sont superficielles, en un mot.
Oh oui bien sûr, des femmes superficielles, il y en a. Même des hommes, je vous jure. Mais la plupart des femmes savent distinguer superficialité de futilité. Etre superficielle, c'est s'intéresser à l'apparence comme Picsou aime l'argent dans Mickey Parade, comme une fin en soi. Accepter la futilité, c'est se rendre la vie plus belle par plein de petitess choses ni très graves ni très sérieuses, mais qui font tellement plaisir - et qui font tellement de bien.
[hors-sujet : un ami regrettait un jour la superficialité des femmes en disant que le fait d'être habillée ou coiffée de telle façon était la preuve évidente de leur manque de profondeur. N'est-ce pas le fait de les mettre dans des petites cases sur leur seule apparence qui est un petit peu réducteur, lui avais-je demandé. Et quand tu arrives à notre rendez-vous (pas galant, mais bon, hein, quoi), en jogging ET baskets troués juste parce que hein, bon voilà, tu n'aurais pas pu faire un tout petit effort pour me montrer que me voir est important pour toi ? Se respecter, c'est aussi respecter les autres... je ferme la parenthèse] [enfin les crochets] [enfin vous avez compris]
Mais surtout, surtout, ce que les femmes misogynes reprochent le plus souvent à leurs congénères, c'est d'être dans un esprit de constante rivalité dont l'enjeu est d'attirer l'attention de l'Homme. Alors pour ça les femmes misogynes m'adorent. Moins dragueuse que moi, il n'y a pas - et ça se voit. J'ai toujours détesté les jeux de séduction, même avant de rencontrer Petite Taupe. Minauder, très peu pour moi ; l'idée de laisser un espoir à un garçon qui ne me plaît pas juste pour entretenir la flamme du soupirant me fait vomir faut dire qu'on m'a fait lanterner comme ça et que ne fais jamais à autrui gna gna gna. Je ne suis clairement pas dans des logiques de séduction / compétition, tant mieux pour moi et pour tous mes amis garçons dont les copines ne sont jamais jalouses de moi. Pour cela, je suis appréciée des femmes qui n'aiment pas les femmes.
Mais la misogyne qui déteste cet esprit de compétition plus ou moins redoutable, ces harems de poulettes qui frétillent pour attirer l'attention du mâle dominant, je m'en méfie encore plus que de la bimbo de base. Après tout, la bimbo elle aime séduire, grand bien lui en fasse.
La misogyne, quoiqu'elle en dise, elle aime séduire aussi bon moi aussi j'aime séduire mais c'est pas pareil. Mais ce qui la rend suspecte à mes yeux, c'est que la misogyne, elle aime surtout gagner.
La vraie misogyne aime entretenir autour d'elle une petite Cour, Reine-soleil dont les courtisants rêvent plus ou moins secrètement de lui passer sur le corps, voire l'ont déjà fait (ça fait des bandes d'amis sympas sur le thème "qui l'a déjà sautée ? ").
La vraie misogyne prétend préférer la compagnie des hommes pour justifier sa haine des femmes.
Mais si elle les déteste à ce point, si elle prétend ne pas aimer la compétition, c'est surtout, c'est d'abord parce qu'elle n'aime pas la rivalité.
La garce. Elle a tout compris à la méthode "éliminez la concurrence pour gagner".
Alors qu'on se fait chier depuis des millénaires à se battre à la loyale à coups de talon aiguille. Non mais.
mardi 24 avril
My génécologue is formidable
J'adore ma gynéco. Elle me suit depuis bientôt dix ans, et j'en suis toujours aussi fan. Après une première expérience désastreuse (une gynéco à barbe qui me demande "vous fumez ? vous avez des relations sexuelles ?" alors que ma mère est de l'autre côté d'un paravent ridicule), je suis tombée sur elle, qui m'a immédiatement mise en confiance - et fait sortir la reine mère de la salle de consultation AVANT de me poser les questions gênantes rapport à ma génitrice.
Elle est belle. Elle porte d'énormes lunettes sur le haut du crâne qui lui retombent sur le nez dès qu'elle baisse la tête. Elle a écrit un bouquin sur la façon d'appréhender la sexualité des / avec les adolescentes. Elle s'intéresse à ce que je fais, se réjouit quand tout va bien (tout va bien, merci).
Mais ce que je préfère, c'est au moment de l'examen - pourtant, instant pas forcément agréable en soi : les pieds dans les étriers, les fesses en avant et elle entre mes cuisses. Elle regarde, inspecte mon utérus, et me lance irrémédiablement une phrase dont elle seule a le secret :
"C'est tout beau, tout rose, tout joli"
Décidément, my gynéco is formidable.
mercredi 04 avril
A l'étroit
Boudiou, que je me dis ce matin en enfilant mon jean's, difficile de le fermer, saloperies de kilos qui reviennent encore plus vite qu'ils ne s'en vont. Rentre le ventre ma fille, le 36 tu rentres dedans quand tu prends une grande inspiration, il n'y a qu'à éviter d'expirer aujourd'hui.
Je rentre donc mon ventre, et dans mon pantalon oublié quelques mois au fond d'un placard (le week-end dernier était placé sous le signe du Grand Rangement). La journée se passe, vers 16h, je commence à ressentir un point de côté - petit coup de stress, début de crise d'angoisse, ou graisse trop comprimée ? Décidément, qu'il est serré ce pantalon... Hop là, je fais sauter les boutons quelques minutes histoire de reprendre mon souffle - ou l'art de se déshabiller devant des collègues qui ne voient rien, ou font vachement bien semblant.
L'heure du départ approche, je lève le camp relativement tôt -toujours sous le coup d'un gros rhume, toujours crevée- et me hâte de rentrer chez moi. Sitôt arrivée, je me change, j'enlève ma veste, arrache les boutons enlève sensuellement mon chemisier et retire mon jean's... tiens, tiens, on dirait qu'il reste à l'intérieur..., ô joie ô bonheur (à ne pas confondre, dieu merci, avec senteur), serait-ce une vieille culotte qui est restée dedans tout ce temps ? Sacrebleu, il y a toute la famille avec elle : j'ai passé la journée avec dans mon pantalon non seulement une culotte portée il y a certain temps (voire un temps certain), mais également un énorme collant en l'air noire roulé en boule dans mon pantalon, ce qui explique en partie pour que je sentais si comprimée aujourd'hui.
Pour moi, les explications et causes sont donc limpides. Mais sachant que mon pantalon est de petite taille et qui plus est très moulant, comment expliquer à ceux qui ont pu me regarder au cours de la journée que non, cette boule sur ma cuisse n'était pas un organe génital masculin ?
Surtout, ne pas nier, faire mine de rien, ils finiront par se lasser et oublier.
Chipolata, quotient de boulette-attitude : 138, belle progression ce trimestre, mais nous savons que vous pouvez faire encore mieux. Là, c'est définitif, je sors.
mardi 20 mars
Le long de ma cuisse (gauche)
Sagement assise sur ma chaise de bureau, j'entends entre deux gargouillements de mon estomac des "crac" révélateurs qui, comme une punition divine, me rappelle que laver un collant fin en machine, et à 40° s'il vous plaît, tout ça parce qu'on a la flemme de le faire à la main, c'est mal. Surtout quand il est précisé en gros sur ledit collant "ne pas laver en machine".
Mon gentil collant a perdu la moitié de sa longueur et au moins autant en elasticité...
Si l'habillage ce matin a été fastidieux mais concluant, il n'en est pas allé de même pour mon dernier séjour aux petits coins. Pressée de reprendre le travail rapidement (si si), je me suis rhabillée en tirant comme une brute un peu vite et ai ainsi créé un premier accroc.
Verdict: depuis un quart d'heure que je suis revenue des toilettes, le trou s'élargit en émettant ces craquements caractéristiques et absolulment pas discrets à chaque fois que je bouge une fesse, s'élargit et s'élargit encore le long de ma cuisse gauche*.
Reste seulement à espérer que mes collègues, au nombre de quatre dans mon bureau, et me lancent depuis quelques minutes des regards suspicieux, ne les entendent pas, eux.
* A mon Petite Taupe d'amûr et autres lecteurs inquiets de ma bonne moralité: pas d'inquiétude, on ne verra pas mon cuissot à travers ce collant filé, je ne frise pas l'indécence : je porte une jupe longue et des bottes hautes**.
**Quoique ces bottes en soi frisent un peu l'indécence...
mardi 13 mars
Dilemnes
Escarpins aussi escarpés que pointus, ou ballerines plates à bouts ronds ?
Carré effilé faussement sage, ou folle crinière en liberté ?
Look bobo, ou working girl ?
Mon dieu, qu'il est difficile d'être une femme d'aujourd'hui.
En apparté : un immense merci à Matt de blogsbd.fr (entre autres) pour le petit hot-dog qui s'affiche à côté de l'adresse de ce blog dans votre navigateur internet (gracieusement choisi par votre serviteur au féminin), et surtout pour la très jolie bannière dont il m'a fait cadeau. Une tour Eiffel de nuit en forme de plume, voilà qui me correspond bien !
Et puis Matt, en plus d'être une star de la blogosphère et un sacré du débrouillard du css, est un homme charmant (dans tous les sens du terme) (et il forme l'un des couples les mieux assortis que j'ai jamais vus avec sa chérie, ça fait plaisir à voir), ce qui ne gâche rien.
HS encore : j'attends d'ici quelques heures un couperet, le résultat final d'un compte à rebours vieux de plusieurs mois. Angoisse terrible ou soulagement qui invite à poursuivre ses efforts ? Réponse très bientôt (en attendant, j'ai une boule qui semble se déplacer de l'estomac à la gorge... chouette !)
Edit de 10h59 : c'est une bonne nouvelle :)
mardi 06 mars
Beauté empruntée
J'ai longtemps eu des problèmes à m'accepter telle que je suis, et plus particulièrement à accepter mon corps, mon visage, me trouvant laide, persuadée que mon physique était un frein à la vie que je me rêvais, que le monde était offert sur un plateau d'argent aux Belles tandis que les moches n'avaient droit à rien.
Paradoxalement, à la même époque (d'ailleurs, ça m'arrive encore aujourd'hui) je me faisais très régulièrement aborder dans la rue, donc uniquement sur des critères de physique intelligent. Mais je vivais très mal ces accostages urbains alors que ça n'arrivait jamais à mes copines qui étaient jolies (mais qui, elles, se faisaient draguer par des mecs normaux). J'ai fini par comprendre que l'équation poitrine conséquente + crinière blonde + air niais / disponible était insolvable et qu'il fallait bien me résoudre à travailler l'indifférence quand on me complimentait de façon parfois un peu grossière sur mes seins dans la rue. Et que si je me faisais aborder, même si je n'étais pas une fille sublime, je ne devais pas être d'apparence horriblement disgracieuse. Bref.
Et puis petit à petit, j'ai fini par m'accepter physiquement, à perdre en poids et en acnée juvénile pour gagner en assurance. Aujourd'hui quand je me regarde dans la glace, il m'arrive même parfois de me trouver jolie (horrible aussi hein, je vous rassure). Même si j'ai toujours conservé à l'égard des Belles une forme d'admiration devant ce dont de la nature qu'elles ont reçu et savent souvent entretenir.
Ces jours où je me trouve à mon propre, j'ai envie de l'être encore plus, je harcèle Petite Taupe à grands coups de "Tu me trouves jolie aujourd'hui ?" auxquels il répond systématiquement par la négative avec un petit sourire, je le harcèle donc, comme pour me rassurer sur le fait que je ne me trompe pas. Ces jours-là, je pourrais avaler le monde, rien ni personne ne peut me résister (vieux reste, sans doute, de ma période de célibat endurci durant laquelle j'ai été - moi ! - une séductrice hors-pair).
Mais le reste du temps (on va zapper les jours où je suis hideuse parce que bon), je me trouve bêtement normale physiquement. Ni laide ni belle, fade, transparente, alors que je voudrais que mon visage et mon corps expriment à l'extérieur ce que je suis à l'intérieur...
C'est mon sourire qui me sauve. Je suis une femme épanouie, et ça se voit. Je fais avec ce que j'ai, et somme toute, ça pourrait être pire... mais je reste extrêmement sensible à tous les compliments d'ordre physique que l'on peut m'adresser.
Et la semaine dernière, allez savoir pourquoi, deux hommes m'ont dit deux fois en cinq jours pour l'un que j'étais très jolie pour l'un et pour l'autre belle, parfaite physiquement. Cela m'a fait plaisir bien sûr, ça sortait du coeur et non ils ne cherchaient pas à me sauter.
Mais allez savoir pourquoi, quand on me fait de tels compliments, je suis flattée mais aussi un peu effrayée...
Effrayée à l'idée que les complimenteurs se rendent comptent de l'arnaque, qu'ils soient déçus, qu'ils réalisent un jour leur erreur et me traitent d'Imposteur, en vrai tu n'es pas jolie, tu devrais avoir honte, file vite te cacher.
Je suis bien dans ma peau, je suis une femme épanouie. Mais je crois bien que jamais je ne considèrerai quoi que ce soit concernant mon physique comme acquis.

