lundi 11 août
Note réalisée avec trucage*
Sur votre lieu de travail, savez-vous reconnaître les toilettes pour hommes des toilettes pour femmes ?
Fastoche.
Les toilettes pour hommes sentent l'urine et pire encore, la brosse à cabinets prend la poussière faute d'être utilisée, la lunette relevée porte les traces de tous ceux qui aiment jouer au pompier ou sont incapables de faire pipi droit (et dedans).
Les toilettes pour femmes sont propres et sentent bon. Quand il n'y a presque plus de papier ou de savon, quelqu'une s'empresse d'aller le signaler de sorte qu'on n'est jamais à court du minimum vital. La lunette et même le couvercle sont toujours rabattus...
...
... du coup il nous arrive de temps à autre, à nous autres femmes, l'agréable surprise de tomber nez à nez avec une mini crotte flottante lorsqu'on relève le tout.
* Combien de fois faudra-t-il vous le rappeler: il n'y a que dans les contes d'Andersen que les femmes font caca.
mercredi 02 juillet
Asia / Chipolata : round 1
Les Asiatiques sont contents, mes boss sont ravis, et même s'il y a eu plein de petites merdes, même si j'avais du mal à comprendre l'Indien, même si j'ai oublié de dire certaines choses, je peux maintenant ajouter à mon CV que je sais gérer une téléconférence en anglais.
"So happy but exhausted", ça se dit ?
mercredi 18 juin
Super pas douée
A votre avis, c'est qui la fille super habile qui vient de négocier son passage en statut cadre trois mois après son arrivée dans sa nouvelle boîte ?
C'est la fille super pas douée qui n'en avait pas parlé lors de son entretien d'embauche, pardi !
mercredi 11 juin
Ma vie c'est comme une pub*
Vous voyez la pub Coca-Cola avec cet ouvrier très macho man (mais parfaitement épilé) au torse dégoulinant de sueur, avec toutes les minettes très working girl qui bavent dessus ?
Et bien pour moi aujourd'hui, c'est un peu pareil. Seule dans mon bureau, j'ai une vue prenante à quelques mètres à peine de l'autre côté de la fenêtre sur trois ouvriers qui détruisent l'immeuble d'à-côté, casque rouge et tutti cuanti.
Sauf qu'ils ne sont pas torse nus (honnêtement, j'aime mieux ça - et ce n'est pas une question de concentration)...
Sauf que ce sont eux qui me mattent en se donnant des coups de coude (j'imagine sans peine les commentaires derrières leurs oeillades un poil appuyées)...
Sauf que c'est d'un alcool fort dont j'aurais bien besoin, plutôt que d'une cannette rouge, pour oublier (mais pourquoiiiiiii mes stores sont-ils cassés ? )
La seule bonne nouvelle : sur un chantier, les journées finissent tôt. Vous croyez que ma boss va râler si je me pointe à 16h30 demain ?
* Voyez en ce titre un hommage un poil private joke rendu à l'immense Simone de Bougeoir, que vous trouverez dans mes liens sous la rubrique "indispensables" (évidemment).
mardi 10 juin
J'en perds les pédales
Me faire discrète comme une petite souris, et mener mon petit bout de chemin pro tout tranquillement ?
Ou accepter de me retrouver responsable d'un projet international, le genre qui vous met sous les projecteurs, en première ligne pour les félicitations... ou le peloton d'exécution si on se plante ?
Le choix n'a pas été digne de Sophie. Rendez-vous à la fin du mois, pour savoir si je suis promue ou virée !
(bon je ne serai ni promue ni virée, mais c'est quand une étape qui sera certainement déterminante pour la suite de ma carrière dans cette entreprise. Le trac, vous dîtes ? )
vendredi 09 mai
Solidaires
Moi : il est pénible ce mec, il n'arrête pas de me reluquer les jambes, c'est vrai quoi, ça va bien deux minutes...
Petite Taupe : tu as raison c'est vraiment un gros nul.
Moi : voilà ! même toi tu le dis !
Petite Taupe : clair. On commence TOUJOURS par reluquer les nichons.
.. Merci pour ton soutien, mon amour !
jeudi 08 mai
Emancipation laborieuse
Je travaille comme une tarée en ce moment. Plus 55 heures par semaine comme j'ai pu le faire dans mon précédent job, non, je retrouve des horaires (et un rythme) plus vivables et normaux ; seulement, comme tout un chacun en période d'apprentissage, je garde mes mirettes et mes oreilles grandes ouvertes à longueur de journée pour comprendre le fonctionnement de cette boîte qui est désormais la mienne.
Je me forme à plusieurs produits, ce qui n'est pas exactement une sinécure.
J'essaie d'être proactive (le dernier mot à la mode chez les recruteurs) pour mériter d'être là où je suis et préparer discrètement le terrain pour la suite de ma carrière.
Je passe des journées complètes en formation, et c'est moi la formatrice. A défaut de me sentir parfaite d'un point de vue technique, je me donne complètement, et rentre le soir complètement épuisée comme une actrice qui aurait passé la journée sur scène.
Beaucoup de satisfactions dans cette nouvelle vie, même si la période d'euphorie première liée à ce nouveau travail commence à passer.
Mais j'avoue avoir tout de même été légèrement perturbée hier par ce stagiaire qui non seulement avait l'audace de ne pas écouter religieusement ce que je racontais, mais surtout a passé la journée à reluquer les jambes de la formatrice - à savoir moi. Je le retrouve encore demain. A votre avis, ça le fait de se ramener en burka ?

